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Je n'ai pas l'impression d'être un passéiste. Je constate comme tout le monde les efforts consacrés pour rendre à Verviers un lustre nouveau, pour réparer les dégats et les incohérences urbanistiques des années soixante et septante.
J'attends avec impatience, l'inauguration de la nouvelle gare des Guillemins. Je suis époustouflé par l'architecture futuriste du Guggenheim à Bilbao.
Il y a des villes agréables qui attirent et investisseurs, et touristes, et de nouveaux habitants. On y salue l'intelligence de la politique menée. Cohérence et harmonie. Comme ce serait bien d'avoir cette politique là pour Verviers. Aménager le quai Jacques Brel et la place en face, la rue du Marteau, jeter des ponts, se servir de la rivière : ce serait fort bien, indispensable. Et ça fait trop longtemps qu'on attend.
Mais se presser aujourd'hui, poussés par des promoteurs dont l'objectif est tout sauf philantropique est une fuite en avant. Devant les pressions, le chantage, opposons l'étude et l'intelligence. Ce sont les conditions pour aménager avec succès. Succès qui amènera la suite, comme à Bilbao où toute la ville à fait bloc derrière ses politiques pour décrocher l'emplacement du musée Guggenheim chez eux plutôt qu'à Francfort : personne ne le regrette, ni la Fondation Guggenheim, ni la ville, qui est devenue un centre de culture et de tourisme important en quelques années.
Quelle bonne idée ce serait de se presser lentement et sans peur.
Michel Barzin
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